En 81, Giscard prédisait l'arrivée des chars russes à Paris en cas de victoire de François Mitterrand. Aujourd'hui, Bernard Accoyer compare une éventuelle alternance à une entrée en guerre de la France. Au delà du ridicule achevé de ces déclarations outrancières, j'y vois personnellement un déni de démocratie et un mépris indécent pour les pays réellement en guerre. Que monsieur Accoyer descende de son perchoir et aille cinq minutes voir en Syrie ce que signifie "être en guerre". Que monsieur Baroin parte en Corée du Nord pour avoir une idée de ce que peut être la prise du pouvoir "par effraction". Je ne sais pas ce que de telles sorties peuvent avoir comme effet sur ceux qui n'ont pas encore décidé pour qui ils voteront en avril prochain.